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Gouffre de La Peur Au Ventre - Jour 2

[06 h 00]

Une premiĂšre journĂ©e passĂ©e difficilement. Nous avions le ventre nouĂ©, l'impression d'ĂȘtre au fond du gouffre ; mais cette nuit, plus que durant la journĂ©e, la peur nous a submergĂ©s. Voyant arriver une vingtaine de zombies s'amasser devant la porte, alors que nous n'en avions vu qu'une poignĂ©e dans tout l'Outre-Monde... beaucoup d'entre nous en sont encore choquĂ©s.
Mais le pire, c'est que dans la foule zombifiée, nous avons reconnu trois des nÎtres, surpris dans leurs fouilles par la nuit assassine. Nous les avons attendus jusqu'à minuit, mais il était trop tard pour eux.
Pourquoi les hordes ? Pourquoi ?

Gouffre de La Peur Au Ventre - Jour 4

[09 h 18]

Jour 4, Gouffre de la Peur au Ventre.
Des journĂ©es terribles se sont dĂ©roulĂ©es, nous Ă©tions transis par le froid nocturne et achevĂ©s par le chaud-froid occasionnĂ© par la chaleur diurne. De plus, nous avons observĂ© hier matin des mouvements extrĂȘmement nombreux de zombies, Ă  une cinquantaine de kilomĂštres, Ă  travers la brume matinale.
Nous n'Ă©tions pas Ă©quipĂ©s pour rĂ©sister Ă  autant de zombies - prĂšs de cent soixante, d'aprĂšs les estimations. Nous avons dĂ» faire des sacrifices, et tentant par tous les moyens de ne pas tomber de fatigue - de nombreux citoyens se sont blessĂ©s ou sont Ă  prĂ©sent dĂ©pendants - nous avons rĂ©ussi Ă  creuser un grand fossĂ© tout autour de la ville, puis avons renforcĂ© les murailles jusqu'Ă  ĂȘtre sĂ»rs de repousser toute l'attaque de la nuit.
D'autres citoyens, que nous croyions sĂ»rs, amicaux, sociaux et tout ce que l'on peut imaginer, se sont barricadĂ©s chez eux. Sous la menace de la potence, quelques-uns sont sortis se rĂ©fugier dans des bĂątiments abandonnĂ©s du dĂ©sert, Caspase en tĂȘte ; d'aprĂšs les hurlements que nous avons entendus cette nuit, ni Caspase ni les autres ne rentreront.
Nous ne sommes plus qu'une trentaine en ville, mais l'attaque principale des zombies semble ĂȘtre passĂ©e : moins de mouvement ce matin dans la pĂ©nombre de six heures. Nous croisons les doigts.